Oser dire non ou savoir dire stop ?

Oser dire non, c’est un peu le truc du moment non ? Attention hein je ne jette pas la pierre ! Moi-même je t’en parle régulièrement et je l’évoquais pas plus tard qu’il y a quelques jours dans mon podcast « Renouer avec soi-même ». Mais je me demande si la vraie clé c’est de dire non ou de savoir dire stop ? Et une fois n’est pas coutume, je bouscule mon calendrier pour cet article. Oui j’ai une vie tellement trépidante que j’ai toujours un nouvel évènement inspirant dans lequel puiser #3615MaVie. Alors, creusons cette question, veux-tu ?

Connaître ses limites

Bien sûr, derrière cette notion de dire non ou stop, il y a celle de poser des limites. Un petit truc qui a l’air de rien et pourtant… En es-tu vraiment capable ? Et moi ? Je ne te le cacherai pas, j’ai beaucoup beaucoup de mal avec les limites. Que ce soit dans la vie pro, perso, sentimentale, familiale. Je suis plutôt du genre à dire « ok ! » et on verra ensuite… Tu t’en doutes, ça ne marche pas au top ! Et le craquage nerveux n’est jamais bien loin…

Connaître ses limites, c’est identifier où se situe le point de rupture. Ce moment de bascule entre quelque chose qui te pousse, te motive, te fait du bien et l’instant où ça devient intenable, douloureux, épuisant. Mais ce n’est pas le tout de trouver le point de craquage, encore faut-il parvenir à l’exprimer et à y mettre fin. Et c’est en cela que selon moi, la vraie libération c’est de dire stop et pas non.

Oser dire non, et après ?

Je suis sûre que dans un moment de colère ou de fatigue. Dans un instant de « je n’ai plus rien à perdre », tu arrives à exprimer ton mal-être face à une situation. Qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Mais ensuite, que se passe-t-il ? Comment transformes-tu cela ? Est-ce que ça fait bouger les lignes ? Est-ce que tu te sens mieux ? Ok, là je t’entends penser : « elle m’en pose bien des questions celle-là ! Qu’est-ce que j’en sais moi !? ».

Alors laisse-moi te dire ce qu’il en est pour ma part. Ces dernières années, j’ai eu à affronter des situations, dilemmes etc. très inconfortables. Des trucs à avoir le coeur serré, le ventre tordu. Des nuits blanches à tourner dans le lit, une douleur qu’on voudrait arracher de la poitrine mais qui se traîne là, à côté de toi, un peu comme tristesse dans Vice Versa tu vois.

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Au fil du temps, j’ai réussi à exprimer mes états d’âmes, pas tous. Et à ajuster, pour que ça aille « un peu mieux ». À trouver des subterfuges pour tromper la tristesse. Pourtant, le fond était toujours le même. J’avais beau dire non, quelque chose semblait inchangé. Parce qu’un non après tout c’est quoi ? C’est comme quand on dit non à un enfant en fait. Il te regarde interloqué, s’arrête 30 secondes et reprend ses bêtises. « Rien à faire maman ! Je fais ma vie tralalala ! ».

Par contre, si tu lui dis, stop, fini, basta (oui l’italien marche très bien à la maison 🙂 ), que tu prends ton enfant et que tu le sors de sa spirale, d’une façon ou d’une autre (fuck you parentalité positive, le coin c’est cool), il va rager, puis se calmer et finir par passer à autre chose.

C’est plus douloureux, mais incroyablement plus efficace aussi !

Le pouvoir de la fin

La finitude, c’est flippant. Mais c’est puissant. Alerte philosophie ! Pense à la vie. Elle a une fin. Ce qui est un peu chiant ne nous le cachons pas. Mais c’est aussi bien entendu ce qui lui donne toute sa valeur. Imagine si tu devais vivre éternellement. Tu prendrais 100 ans pour apprendre à écrire, histoire de tuer le temps. Tu vivrais chez tes parents jusqu’à 200 ans (ah ça me rappelle les italiens tiens !). N’importe quel moment sympa serait juste sympa. Parce qu’il pourrait se répéter à l’infini.

Bon, donc, la fin dope. C’est elle qui stimule ta créativité, l’intensité de ta vie. Je t’expliquais il y a quelques temps que j’ai été confrontée un peu brutalement à la propre fragilité de ma vie il y a peu. Je pense que ça a très certainement motivé l’énorme stop que j’ai lâché ces derniers jours.

Dire non, c’est laisser une porte ouverte.

Et bien je pense que c’est exactement pareil quand on met un point d’arrêt à une situation qui ne nous convient pas. Qui nous absorbe. Dire non, c’est laisser une porte ouverte. Tu sais, comme quand t’es gamin et que tu veux absolument un jouet au supermarché. Tes parents commencent par dire non catégoriquement. Et si tu les soules bien, si tu insistes, que dans le même temps tu es gentille pendant toutes les courses, le non se transforme en « on verra » et à la fin tu l’as ta Play Doh ! Et je ne te parle même pas des campagnes pour expliquer aux hommes que « non », ça veut dire « non ». La preuve que la notion est floue…

Un stop par contre. Un « je ne veux plus rien entendre », ce n’est pas pareil. C’est comme tourner la page d’un bouquin. Ou, ramené au sort quotidien des femmes, un bon gros coup de pied bien placé. Une sorte de « Le débat est clos » (réplique qui me fait toujours beaucoup rire dans le Prénom). Le stop s’accompagne d’une configuration de l’esprit qui dit : « cette fois, il n’y aura pas de retour en arrière ».

Faire face à soi-même

Mais je crois que la vérité nue, c’est que dire stop c’est surtout une chose à faire pour soi-même. Bien sûr le monde est injuste, la vie mal foutue. Il y a des cons qui abusent de toi, des gens qui ne voient pas le mal qu’ils te font, des erreurs que tu voudrais ne pas faire etc. Mais tant que tu n’affrontes pas ta propre vérité, tu ne peux pas avancer.

Stop, c’est le moment où tu es capable de dire haut et fort ta propre réalité et de décider ce que tu en fais.

Et il n’y a qu’à ce prix que tu peux retrouver ta liberté et prendre les choses en main. Tel un rouleau compresseur prêt à en découdre (situation peu banale j’en conviens), qui clame « à partir d’aujourd’hui c’est comme ça et pas autrement. Soit vous êtes avec moi, soit vous pouvez tracer votre route ».

Le temps est précieux. Et chaque minute que tu passes à accepter une situation de doute, dont l’issue n’est pas certaine, qui te fait du mal, est perdue. Le niveau d’engagement des gens avec qui tu interagis, au travail, chez toi, dans ton coeur, doit être au moins égal au tiens. Sinon tu perds ton temps et te fais du mal inutilement. Alors haut les coeurs ! Balance ton quoi ? Balance ton stop ! Et écris un chapitre tout neuf pour faire de ta vie quelque chose qui a du sens pour toi.

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Charlène

100 idées à la seconde, de la musique dans la tête, de la passion dans le sang. Expat, maman, webentrepreneuse, j'accompagne les entrepreneuses passionnées à vendre leur produit de manière éthique et authentique, en restant 100% elles-mêmes !

2 Commentaires

  1. Coucou, très bel article. Bien ecrit, bien pensé, bien réel. On s’y retrouve totalement. Je veux rajouter qu’il y a quelques années en arrière quand j’ai décidé de commencer a dire non (que non déjà) je culpabilisai. C’est tellement nouveau et les gens sont tellement surpris que c’est dur, il faut assumer. Puis tu as raison, le non ne suffit pas donc une fois trop épuisée, à bout on dit stop. Mais ce stop pour ma part m’a été imposé par mon corps, ma santé. Il aurait fallu réagir avant car j’ai trop tiré la corde. Maintenant je n’arrive plus à recharger mes batteries ni à remonter la pente. Je suis tombée trop bas…..Tu as entièrement raison d’alerter. Il faut réagir à temps. Ta cousine

    1. Merci beaucoup Céline pour ton commentaire et ton témoignage. Je vois tellement ce que tu veux dire, cette culpabilité du non. Je crois que la manifestation physique est en effet souvent un symptôme et un signal fort pour s’arrêter. Je suis désolée de lire que tu te sens « à plat ». J’espère de tout coeur que tu vas reprendre du poil de la bête et que tu vas pouvoir retrouver des jours meilleurs. La porte est toujours ouverte si tu as besoin de parler. Prends bien soin de toi. Bisous

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