apprendre le storytelling

Storytelling : 3 exercices pour apprendre à parler de soi

Le storytelling c’est quoi ? Tout simplement (lol) l’art de se raconter ou au moins de raconter des histoires. Le but ? Communiquer avec authenticité (ou pas, selon l’éthique de chacun), créer de la connivence et aider ton audience à mieux te connaître.

Alors je te vois venir d’ici mon petit scarabée ! Tu vas me dire : « non mais parler de soi, c’est trop dur. J’aime mieux parler des autres. Identifier leurs besoins, problématiques, pas de soucis. Mais moi ? Moi ??? Je préfère encore disparaître de la surface de la Terre en quelques secondes, façon Avengers Civil War ». #ThanosSaloperie #TasLaRéférenceOuTulasPas

Bref, oser se rendre visible n’a rien de simple (c’est tellement pas facile que j’en ai fait un atelier). Pour autant, se dévoiler est totalement nécessaire pour développer ton entreprise et ta communication. Aujourd’hui je te propose 3 exercices pour mettre le pied à l’étrier et faire tes premiers pas en storytelling. Tu verras que ceux ci sont à la frontière entre fiction et réalité, c’est normal. Mon but est d’y aller pas à pas.

Quel est l’intérêt du storytelling ?

Communiquer. Ok. Connivence. Check. Mais sinon ? En fait, le storytelling, c’est le complément de tout ce que tu mets en oeuvre un peu partout. Réseaux sociaux, blogging, mailing. Et c’est d’ailleurs à mon sens le meilleur allié de tes mails. Prenons un exemple concret.

Tu as écrit un nouvel article sur « Comment faire son shampoing maison ». Tu déclines ça en un post FB pour partager la nouvelle. Et puis sans doute que tu cherches une jolie photo pour ton Insta (tu pourrais aussi te prendre sous la douche avec la pâte (pardon le shampoing) étalé sur tes cheveux, en guise de storytelling de dingue. Mais faut oser). Bref. Tu as fait une épingle Pinterest, of course ! Et là tu te dis : « pfiou je sèche ». Comment encore dire la même chose à mes abonnés ? Je vais quand même pas envoyer un mail juste pour écrire : « Y’a un nouvel article sur le blog youpala ! ».

Non en effet. Par contre, tu peux leur raconter une histoire. Celle d’un matin où, par exemple, tu t’es levée pleine de plaques rouges sur la peau à cause d’un nouveau gel douche. Les sensations que tu as ressenti, les questions qui s’en sont suivies, ta quête de la recette parfaite etc. Et là, tu racontes un peu de toi, tout en introduisant ton sujet. Bien sûr ça marche aussi si tu veux juste partager un conseil ou une humeur.

La communication authentique

Le storytelling c’est vaste et il peut tout autant être relatif à une histoire réelle que fictive. Attention, on ne parle pas ici de raconter des gros cracks en mode : « j’ai été trader pendant 5 ans à Wall Street après avoir validé mon diplôme de trapéziste. Grâce à ça, Zaz m’a repéré et je suis devenu stagiaire kazou en chef, ce qui me donne aujourd’hui une solide expérience pour l’accompagnement des familles monoparentales avec un animal de compagnie ». Purée, je me fais peur des fois. Bref.

On ne tord pas la réalité. En tout cas, ce n’est pas du tout ce que je souhaite te transmettre ici. Mon objectif est vraiment de t’aider à développer une communication qui te ressemble et avec laquelle tu sois à l’aise. Le storytelling n’est qu’une manière d’y parvenir en allant chercher des idées, des anecdotes ou souvenirs qui peuvent te permettre de te dévoiler, sans te forcer.

Poser des limites

Il faut quand même que je te dise quelque chose. Se rendre visible, ça ne signifie pas se montrer sous toutes ses coutures. En réalité tu n’es même pas obligée de montrer ton visage si ça te gêne. Il s’agit simplement de se mettre un peu plus en scène, pour que l’on sache qui tu es.

Quand bien même tu choisirais de raconter telle ou telle histoire, tu restes maîtresse des limites du partage. En plus la frustration c’est top. Comme quand tu termines l’épisode d’une série sur un gros cliffhanger. Après t’es comme une dingue en mode « Mais qu’est-ce qu’il va se passer ? Qu’est-ce qu’il va se passer ????!!!! ». Hystérie, folie irrationnelle, tu secoues ton ficus qui n’y est pour rien. En même temps tu regardes ta série depuis 12H, tes yeux sont rouges et tes cheveux ressemblent à des dreads. VA DORMIR BON SANG ! Bref, les scénaristes ont réussi leur coup !

3 exercices pour s’entraîner au storytelling

Je sais, je sais. Avec ces formidables exemples tu vois bien l’idée, mais tu aurais bien besoin d’un coup de pouce pour mettre le pied à l’étrier ? Je le savais mon petit scarabée ! À ton service !

Découvrir l’atelier : Initiation au storytelling

1. Les listes : pour se mettre en route

Si tu as vraiment du mal à démarrer, il peut être plus aisé de te créer une sorte de carnet de pensées et d’infos sur toi-même. Dans ce contexte, les listes sont une super boîte à outil.

Idées de listes :

  • J’aime/J’aime pas
  • J’ai peur de
  • Je suis heureuse / malheureuse quand
  • Bonheurs de chaque saison
  • Etc.

Pour chaque exercice, je te recommande de faire une première liste en un temps court (5 minutes max), de manière spontanée.

Dans un second temps, reprend ta liste et essaye d’y apporter plus de détails. Par exemple si tu as mis :

« J’aime le café » et « je n’aime pas la piscine », tu peux à présent étoffer.

« J’aime l’odeur du café au réveil. C’est toute une promesse. Le bruit de la cafetière me berce doucement et m’aide à émerger. Quand je prends enfin ma tasse toute chaude, je sais que la journée commence et que je suis prête à l’affronter. »

« Je n’aime pas la piscine. Ça pue, ça colle, il y a trop de monde. En plus je déteste le bonnet de bain qui m’arrache les cheveux et me fait une tête de capote. Tout ça pour quoi ? Je maigris même pas en nageant 45mn comme un poisson dépressif. »

Bref, tu vois l’idée.

2. Les descriptions : pour donner de la profondeur

Ce qui fait un bon récit, ce qui permet à tes lecteurs de se reconnaître dans ce que tu racontes, c’est la précision. Exactement comme un sketch qui te fait mourir de rire. En général les humoristes partent d’une situation réelle, se saisissent de tous les détails puis les extrapolent pour les emmener vers l’absurde.

Si tu n’es pas obligée de pencher vers l’improbable, tu peux néanmoins affûter ta plume en l’amenant à travailler les détails, les descriptions.

Pour cela, voilà un petit exercice :

Description neutre : décris un objet, un lieu ou une situation de façon neutre. Tu peux indiquer tous les détails que tu veux, y compris l’heure, la météo etc.

Là encore tu peux ensuite reprendre ta description pour l’étoffer d’un second filtre : l’imaginaire. Imaginer ce qui a pu arriver à travers le temps à ton objet, lieu, ce que faisait le pigeon avant de venir picorer les miettes de la place où tu te trouves, etc.

3. Les émotions : pour parler vrai

Un bon récit doit donner à ressentir. Une histoire qui fonctionne parle d’elle même. C’est toute la différence entre dire et montrer. Vois plutôt :

« Il faisait chaud et Lisa décida de se rafraîchir dans un café. Elle poussa la porte puis posa son regard sur lui. Elle sentit tout de suite son coeur battre. Lisa le trouvait beau et reconnaissait bien ce sentiment. Il lui plaisait. ».

VERSUS

« La chaleur devenait insoutenable et Lisa sentait sa gorge se dessécher. Au coin de la rue, elle repéra un bar et s’empressa d’y entrer. Les ventilateurs tournaient à plein régime, même la musique semblait fatiguée. Mais rien de tout ça n’importait vraiment. Il était là, au comptoir. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son cou et laissaient deviner qu’il souffrait lui aussi de cette canicule infernale. Il se retourna machinalement, attiré par le son grinçant de la vieille porte mal rabotée. Leurs regards se croisèrent. Soupir. Envahit d’un trop plein d’adrénaline, le coeur de Lisa s’arrêta. Une milliseconde, trois fois rien. Du haut de son crâne jusqu’à la pointe de ses pieds un frisson la parcourut, une incroyable sensation. S’étaient-ils jamais croisés ? Le sourire de cet homme, la douceur de ses traits, la robustesse de ses mains… un monde se dessinait sous ses yeux. Jamais un inconnu n’avait semblé si familier. Aucun doute, toute sa vie n’avait jusque là servie qu’à une chose : la mener à cet instant. Elle venait de trouver les bras dans lesquels elle voudrait s’abandonner pour le reste de sa vie. Sa maison. »

Oui pardon je m’emballe. Mais tu vois l’idée, enfin j’espère. Alors je ne te dis pas de raconter de folles histoires d’amour pour vendre des accompagnements ou inciter à acheter tes kits de pâtisseries (quoi que !), mais n’oublie pas une chose : l’émotion est le moteur des décisions. Quand tu parles vrai, quand tu fais ressentir quelque chose à quelqu’un, tu es dans l’authenticité. Et en cela non seulement tu te démarques, mais tu interpelles.

Je te conseille donc d’étoffer tes listes : je suis heureuse quand/ je suis amoureuse quand / je suis triste quand etc. pour t’attacher à travailler les émotions et comprendre leurs mécanismes. Ce qui se passe physiquement, les pensées qui traversent l’esprit, etc.

Pour finir…

Comme tu le vois, tous ces exercices sont à la frontière du fictif et du réel mais ils sont très utiles si parler de toi ne te semble pas naturel. Ou tout simplement si ta plume ne vogue pas facilement. Le storytelling est un excellent moyen de faire s’envoler ta créativité ! Si tu veux en apprendre plus et réaliser plus d’exercices, je t’invite à découvrir mon atelier pratique : initiation au storytelling.

Je t’attends également dans le club privé au sein duquel je te livre, par mail, de nombreux conseils et techniques à appliquer dans la foulée pour écrire des articles / mails/ posts plus captivants et qui vont rendre ton audience fan de toi !

Dis moi tout, es-tu à l’aise avec cette technique, aimerais-tu mieux la maîtriser ? Est-ce difficile de parler de toi ?



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Charlène

100 idées à la seconde, de la musique dans la tête, de la passion dans le sang. Expat, maman, multipot, web entrepreneuse je crois que la vie n'est faite que de nouvelles chances et je compte bien te le prouver !

4 Commentaires

  1. Article très intéressant et comme toujours, j’aime beaucoup le style derrière la plume 🙂 Merci, je vais me mettre à mes listes…
    A bientôt

    1. Ohhhh ! Merci beaucoup Nelly pour ton commentaire <3 Je suis ravie que l'article t'aie plu ! Bonnes listes alors ! 🙂 À bientôt !

  2. Super article, j’aime ton style, et très bon exercice, concret, à mettre en place !
    On lit partout qu’il faut faire du Storytelling en racontant sa vie, mais ma vie n’est pas intéressante à raconter tous les jours !!! haha
    Merci !

    1. Merci beaucoup Céline ! Ça me fait très plaisir de lire ton commentaire ! Haha ! Ta remarque est très intéressante parce que justement le storytelling peut aussi se baser sur des petits riens, des anecdotes. Je t’invite à aller voir mon post Instagram sur le gratin de ma mère pour voir de quoi je parle 😉 https://www.instagram.com/p/B2OD6r-As3B/
      À très vite !

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