5 bénéfices au syndrome de l'imposteur

Syndrome de l’imposteur : 5 bénéfices que tu ignores

Ah le syndrome de l’imposteur. Ce doute maladif, ce loup blanc qui rode dans chacune de nos têtes et vient nous murmurer qu’on est nulles, incompétentes et pire que tout : illégitimes. Après tout, qui sommes-nous pour prétendre posséder un quelconque savoir faire, n’est-ce pas ? Si le syndrome de l’autodidacte (oui c’est l’autre petit nom) pourrait faire l’objet de livres entiers, je ne vais pas te parler ici de méthodes pour te débarrasser de ton syndrome de l’imposteur. Déjà parce qu’il y a pléthore d’articles et podcasts sur la question, et puis parce que je voudrais apporter une note positive face à un problème vraiment mais vraiment prise de tête.  Alors de quoi va-t-on parler du coup ? Et bien des bénéfices cachés à ce fichu état de doute et d’auto dénigrement. Je te préviens, tu ne verras plus ton SDI (on lance un hashtag ?) de la même manière petit scarabée !

1. Le syndrome de l’imposteur te rend meilleure

Heiiinnn ! Hurles-tu devant ton écran. Je crois pas non ! Attend, je t’explique l’idée. Quand on est frappé par le syndrome de l’imposteur en freelance ou en tant qu’entrepreneuse, il se produit un phénomène étrange. Une fois passée la panique, le doute, l’auto mépris et autres joyeusetés…. on s’informe.

  • Une demande d’un client est totalement floue ? Tu vas aller te renseigner pour en savoir plus.
  • Dans un élan que tu ne t’expliques pas, tu as accepté une mission que tu effectues pour la première fois ? Tu te rues sur toutes les infos que tu peux obtenir.
  • Tu as tellement peur de ne pas être à la hauteur que tu es en fait surentraînée tel un ninja !

Bref, peu importe l’origine de ton syndrome de l’imposteur, il te pousse à aller plus loin, à devenir meilleure, à t’améliorer sans cesse.

2. Ton sentiment d’illégitimité t’aide à communiquer

Tu as remarqué ? Quand on se retrouve plongée dans cet affreux sentiment de ne pas être légitime, de duper son monde en ne se mouchant pas du coude (vous l’avez ? vous l’avez ? Si je vous dis : « Majesté, tu ne te mouches pas du coude… » ZAZOUUUU #LeRoiLion #DigressionTotale #Pardon).

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Bref, où en étions-nous ? Oui donc, quand on doute profondément, on finit par parler. On cherche tellement le réconfort, ou une preuve que oui, on est naze, un signe, (un matin), quelque chose à quoi se raccrocher, que l’on exprime nos doutes. Et ça c’est formidable ! On s’extrait de notre solitude d’entrepreneur, de freelance, de solopreneur, pour échanger autour de notre activité et de nos compétences.

Dans la rédaction web par exemple, il existe pas mal de groupes Facebook destinés aux freelances. Le nombre de fois où quelqu’un écrit un post en panique pour dire qu’il a une demande client pour laquelle il ne se sent pas à la hauteur. Les autres le reboostent et au delà de ça, le simple fait d’échanger permet en général réaliser qu’on avait déjà toutes les clés et que l’on n’est pas autant à la ramasse qu’on le croyait.

3. Tu ne restes pas sur tes acquis

Je te l’ai déjà dit plusieurs fois mais à mon sens, une des clés de la réussite dans un business, dépend de notre capacité à se remettre en question. Pourquoi ce syndrome de l’imposteur ? Où prend-t-il sa source ? Es-tu vraiment entrain de présumer de tes capacités ? Si oui, comment vas-tu corriger le tir ?

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À chaque fois que tu doutes, tu réévalues tes compétences. Et si ça n’est pas le cas, alors apprend à le faire. Comment ça c’est impossible d’être objective quand il s’agit de nous ? Et encore moins pour se faire un petit compliment ? Bon ok, alors je te propose ceci.

Méthode pour être objective :

  • Note tous tes doutes/objections
  • Apporte une réponse à chacun d’entre eux
  • Regarde quelles objections n’ont pas pu être balayées et pourquoi. Manques-tu de formation sur un point précis ? Est-ce que cela ne correspond tout simplement pas à ce que tu souhaites faire ? Etc.

Dans tous les cas, ces moments de doute sont excellents pour faire le point sur tes compétences et faire face à tes lacunes. Et cela n’a rien à voir avec l’imposture. Nous sommes des êtres humains hein ! Pas des robots ! Combien de fois devrais-je le dire ? On ne t’a pas implanté une carte puce à la naissance avec tout le savoir du monde. Nous sommes des êtres en perpétuel apprentissage et heureusement !

Il n ’empêche que grâce à ton petit syndrome chéri, tu apprends à ne pas te reposer sur tes lauriers.

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4. Tu augmentes ton niveau d’exigence

Là où certaines nanas moins scrupuleuses se diraient « trop facile, je maîtrise, youplaboum ! », toi tu claques des dents, meurs d’envie de retourner te planquer sous un plaid devant la dernière saison de GOT et que le monde entier oublie que tu existes. Mais comme une partie de toi veut VRAIMENT y arriver. Et que tu veux en finir avec ces conneries de syndrome de l’imposteur (non mais pour qui il se prend celui là en même temps quoi !). Et bien tu contrebalances en repoussant sans cesse ton niveau d’exigence.

Perfectionnisme ? Pas tout à fait ou peut-être un peu (oui je suis centriste). Tu sais que je lutte pour combattre cette « fausse qualité ». Parce qu’elle peut devenir un poison. Mais en même temps, chercher à l’étouffer serait contreproductif. Parce que le perfectionnisme est aussi là pour nous faire avancer. Même si ça n’est pas simple et que toi comme moi, on a parfois du mal à faire la part des choses.

Dans tous les cas, il s’agit simplement ici de chercher à faire mieux, à obtenir la meilleure version de soi et de son savoir-faire. Simplement de pouvoir se dire : « j’ai tout donné, j’ai fait de mon mieux ». Ça n’est pas parfait mais c’est fait avec coeur et sincérité. Et ça mon petit scarabée, c’est le plus important.

5. Il te pousse à te connaître

Le syndrome de l’autodidacte, est quelque chose de mauvais. On est bien d’accord que ça n’est pas l’éclate de se réveiller tous les quatre matins en pensant qu’on ne mérite pas d’être là où l’on est, que d’autres font tout mieux que nous, que tout existe déjà et que nous dupons la terre entière. Mais si l’on pousse le raisonnement à l’extrême, on en vient nécessairement à se demander qui l’on est vraiment. Qu’est-ce que l’on mérite si ce n’est pas ça ? Que font ces personnes meilleures qui est tellement mieux que nous ?

Et à bien y réfléchir, une fois que l’on a mis noir sur blanc ses compétences et ses lacunes, une fois que l’on fait face à nos désirs et ce qui nous bloque dans leur accomplissement, on finit par aboutir à un portrait assez clair de qui l’on est et de ce que l’on veut vraiment.

Le fait même d’identifier que l’on est en pleine crise de syndrome de l’imposteur est une forme de définition. Celle d’une personne qui veut tellement bien faire qu’elle a peur qu’on puisse la méjuger. De quelqu’un qui pense que les autres sont toujours meilleurs et qui court pour les rattraper. Sans se rendre compte qu’au final, cette course la rend encore plus forte et légitime. Et pendant ce temps, tu peux me croire, ces fameux « autres » ne sont pas entrain de te regarder. Ils font pareil que toi qu’est-ce que tu crois ? Le regard porté sur leur nombril en se traitant de tous les noms et en pensant peut-être même qu’ils voudraient te ressembler.

5 pistes pour calmer le syndrome de l’imposteur

Dans tous les cas, il y a toujours un moyen de transformer le négatif en positif. Et même un poison comme celui-ci peut t’apporter des bénéfices insoupçonnés. J’avais dit pas de méthode et ça n’est pas le cas. Disons juste que je te propose ici quelques axes de réflexion.

Pour t’aider à désamorcer tes angoisses et faire face à toi-même de manière objective, voici 5 tips tops (pardon, suis fatiguée moi) :

  • Crée une did-list. C’est à dire une liste de tes accomplissements au sens littéral du terme. Toutes ces choses que l’on t’a demandé de faire ou que tu as décidé de faire et que tu as réussi à mener à bien.
  • Lâche du lest sur le perfectionnisme. Ce mécanisme a du bon, il te pousse à t’améliorer. Tant qu’il ne t’empêche pas d’agir, il ne te veut pas nécessairement du mal. Le jour où tu te mets à l’arrêt à cause de lui, c’est une autre histoire.
  • Demande à ton entourage professionnel ou personnel ce qu’il pense de toi et de ton travail. Tu verras qu’il est souvent bien plus objectif (et bienveillant) que toi !
  • Arrête de te comparer aux autres. Ils ne sont ni meilleurs, ni pires. Ils sont eux, à un stade plus ou moins avancé de leur parcours et tu n’as pas besoin de mesurer ta valeur en fonction d’eux.
  • Cesse de penser que tu dois être wonder-woman ! C’est pas pour rien qu’on ne la voit qu’au cinéma hein ! Tu es humaine et c’est tout le charme du truc non de non !

Alors, qu’en penses-tu ? Vois-tu mieux les bénéfices à présent ? Dis moi tout, le syndrome de l’imposteur toque souvent à ta porte à toi aussi ? Comment se manifeste-t-il ?

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Charlène

100 idées à la seconde, de la musique dans la tête, de la passion dans le sang. Expat, maman, multipot, web entrepreneuse je crois que la vie n'est faite que de nouvelles chances et je compte bien te le prouver !

10 Commentaires

  1. Hello, même en tant que salarié on peut ressentir ce syndrome et je pense aussi qu’au final, on se dépasse voir se surpasse.

    1. Tu as tout à fait raison !C’est exactement pareil en tant que salarié ! La question n’est pas abordée sous cet angle ici comme le blog est consacré à l’entrepreneuriat mais c’est exactement le même processus… et les mêmes bénéfices ! 🙂

  2. Ca fait du bien de voir les choses sous cet angle, c’est qu’en vrai ça pousse à se dépasser, je ne m’étais jamais fait la réflexion, merci ! 🙂

    1. Merci pour ton commentaire ! Je me dis qu’il vaut mieux essayer de trouver le positif là dedans parce que ça fait tellement mal quand ça vient se glisser dans notre tête. Alors que oui, ça nous pousse aussi à dépasser nos limites 🙂

  3. Ton article fait un bien fou. Bravo d’avoir su tirer le meilleur de cet état d’esprit. Je suis totalement d’accord avec toi, bien que le principal risque est de toujours en faire trop … il faut donc en profitant tout en étant vigilante 😉

    1. Merci beaucoup Lauriane pour ce commentaire (qui fait du bien aussi 🙂 ). Oui il n’est pas toujours simple de trouver la limite, mais il me semble qu’en restant en alerte on peut parvenir à tirer profit de cet état négatif et le transformer en quelque chose de meilleur. Essayons en tout cas 🙂

  4. Hello,

    J’ai adoré ton article, le syndrome de l’imposteur est un sujet qui me passionne et je trouve ça chouette de chercher à voir son bon coté !

    Des bisous

    Morgane ✨

    1. Merci beaucoup Morgane 🙂 J’avoue que je trouve ça assez fascinant également. Cette capacité à se dénigrer d’un coup et de manière si irrationnelle. C’est pour ça que je me suis dit : « non mais il y a forcément du bon là dedans !!! ».
      Merci d’être passée 🙂 Bisous

  5. Omg mais c’est trop ça !!! Du coup tes tellement persuadé de ne pas être à la hauteur que tu donnes le meilleur de toi-même et au final tu arrives à un résultat auquel jamais tu n’aurais pensé arriver et vraiment bluffant !!!! Je connais ça !!!!

    1. Haha ! Je vois que ça te parle ! C’est exactement ça ! 🙂

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